ARTCHUV 23
REGARDS TISSÉS
Il existe de nombreuses raisons de traverser le couloir de la Maternité du CHUV. De la même manière, la peinture murale qui s’y trouve peut-être interprétée de multiples façons, évoquant notamment voyage, protection ou (re)naissance.Cette œuvre a été réalisée spécialement pour cet espace par Tami Ichino sur invitation d’ARTCHUV, en collaboration avec le Service de gynécologie et le Centre de santé sexuelle-planning familial du CHUV.
Tami Ichino
Kai to Awa
Cette œuvre, intitulée KAI TO AWA (du japonais coquillage et bulles), mesure près de trois mètres et est peinte à même les murs de l’hôpital. La dimension, mais aussi le caractère aérien et l’effet irisé créent une atmosphère féérique.
Pour les spécialistes, cette coquille se nomme Pecten maximus, c’est un mollusque bivalve marin appartenant à la famille des pectinidés.
Pour d’autres, ce coquillage évoque peut-être des souvenirs de vacances. Dans la gastronomie française, la noix de Saint-Jacques est prisée pour ses qualités culinaires.
Sur le plan culturel, la coquille est aussi l’emblème des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui à l’origine, permettait d’obtenir l’indulgence : elle symbolise le chemin parcouru et la protection. Elle est également liée à des idées de fertilité, de guérison et de renaissance, notamment dans la mythologie où Vénus l’utilise comme embarcation lors de sa naissance.
Dans certaines traditions ésotériques, la coquille est réputée pour sa capacité à purifier. Avec ses deux valves, elle incarne aussi la dualité dans l’unité : le départ et le retour, la mort et la renaissance.
Cette peinture est à découvrir à l'ESPACE MATERNITÉ – Hall principal, Avenue Pierre-Decker 2, 1011 Lausanne.
Agnès Ferla
#92 Draw the curtain
Les créations d’Agnès Ferla offrent un accueil unique avec la présence de douze rideaux originaux accrochés dans les chambres du Service de gynécologie. L’artiste travaille par collage, mêlant différentes strates, des images collectées et de la peinture qui se superposent et se confondent. Elle numérise ensuite ces compositions pour les transposer sur textile.
« Sur ces peintures, on voit des représentations de diverses figures féminines, des personnes souvent anonymes, des photos de presse récupérées qui constituent mon point de départ.
Dans une chambre, le rideau est un objet muable, qui disparaît et apparaît quand on le déploie. Les rideaux deviennent un support pour ces images, qui permettent une échappée par la pensée vers un ailleurs. » Agnès Ferla
À partir des fragments de corps, de vêtements et d’ambiances colorées, l’artiste invite chaque personne présente dans ces chambres à entrer en dialogue avec l’image.
Non accessible au public
Les œuvres d’Agnès Ferla seront exposées et accessibles aux différents publics du 19 novembre 2026 au 31 octobre 2027 à l’ESPACE MATERNITÉ.
